Les champignons des Petites Antilles
(Martinique et Guadeloupe)
Annexe
Cette annexe regroupe les espèces signalées dans les îles des Antilles françaises suite à une erreur manifeste (voir Phanerochaete tamaricicola comme exemple de telles erreurs) et celles dont la présence est extrêmement douteuse (noms appliqués habituellement à des espèces européennes, très probablement signalées aux Antilles à la suite d'erreurs de détermination). Cela permet d'alléger la liste principale.
Acia membranacea (Bull.) P. Karsten, 1880, Medd. Soc. Faun. Fl. Fenn. 5, p. 42.
Basionyme : Hydnum membranaceum Bull., 1791, Hist. Champ. Fr. 11, pl. 481, f. 1.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 19 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre, étang de Walkanaers, sur Hernandera sonora, Duss 1771] [!].
Note : statut actuel inconnu. Taxon d'origine européenne, dans tous les cas très douteux aux Antilles.
Antrodiella versicutis (Berk. & Curt.) Gilbertson & Ryvarden, 1986, N. Am. Polypores 1, p. 158.
Basionyme : Polyporus versicutis Berk. & Curt., 1868, J. Linn. Soc., Bot. 10, p. 308.
Cité dans Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean, p. 48, 750 [Guadeloupe] [!] ; Gilbertson & Ryvarden (1986) N. Am. Polypores 1, p. 158 [Guadeloupe] [!].
Note : l'espèce est sans doute à retirer de l'inventaire des Antilles françaises car elle a été citée de Guadeloupe sur la base de la synonymie avec A. duracinus, aujourd'hui caduque (voir Antrodiella duracina).
Auricularia auricula-judae (Bull.) J. Schröter, 1888.
Basionyme : Tremella auricula-judae L., 1788, Champ., 427, fig. 2. = Hineola auricula-judae (L.) Berk., 1860, Outl. Brit. Fung., p. 289.
Cité dans Patouillard in Duss, 1903, Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 8 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur tronc pourri d'un Talauma plumieri (magnolia pays), Duss 86] ; [Martinique ; Bois de la Calebasse, sur Talauma plumieri , Duss 354] [!] .
Note : cette espèce est probablement absente des Antilles et l'observation de Patouillard correspond vraisemblablement à un autre taxon. Voir aussi Minter et coll. (2000) pour les citations de ce taxon dans le domaine Caraïbe et Roberts (2003, Mycotaxon 87, p. 200) qui rejette également sa présence pour la république dominicaine, où il est cependant cité assez récemment.
Bactridium flavum Kunze & J.C. Schmidt, 1817, Mykol. Hefte 1, p. 73.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 94 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre (morne Boucanier), boiis pourri, Duss 1737] [!].
Note : la présence de cette espèce, essentiellement salicicole en Europe, est douteuse pour les Antilles. Minter et coll. (2000) citent Bactridium fulvellum Berk. et B. xathertum Berch pour le domaine Caraïbe.
Clavaria vermicularis Scop., 1772, Fl. Carniol., p. ? : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 484 [!].
= Clavaria fragilis Holmskj., 1790, Fl. Australia 1, p. 7 : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 484 [!].
Cité dans Patouillard in Duss, 1903, Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 13 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre, Camp Jacob, sur racine pourrissante, Duss 1696] ; [Martinique ; Morne Rouge, bois de la Fontaine Absalon , Duss 994, 1856] [!] .
Note : je connais des récoltes ressemblant à cette espèce européenne, dont la présence aux Antilles est très douteuse (étude en cours).
Collybia dryophila (Bull. : Fr.) Kummer, 1871, Führ. Pilzk., p. 115.
Basionyme : Agaricus dryophilus Bull., pl. 434 : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 124 [!]
Cité dans Pegler, (1983a) Kew Bull. Add. Ser. 9, p. 178 [Martinique ; Reculée, Morne des Esses, 09.1977] [!] ; Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean, p. 272, 756 [Martinique] s.n. Gymnopus [!].
Note : la présence de cette espèce semble impossible pour la région néotropicale ; elle devrait être vérifiée de manière très critique, sur la base de nouvelles récoltes et de comparaisons avec des récoltes européennes. Cependant, J.-P. Fiard affirme « qu'une récolte de Martinique (Le Diamant, dans un petit bois xérophile, au bord de la route des Anses d'Arlet, Fiard 2328[LIP], 11.11.2000) correspond parfaitement avec l'iconographie européenne, la seule différence étant la base du stipe, plus ou moins recouverte d'un coton mycélien (hérissé de poils blanchâtres, mais surtout, extrêmement fins) et, au dessus, de très fins poils arachnéens (et donc très probablement rapidement caducs) et invisibles sur le matériel d'herbier et même sur le matériel frais simplement un peu âgé ou délavé par les intempéries ; quant aux caractères microscopiques, ils cadrent parfaitement avec ceux donnés par Pegler ».
Daedalea quercina (L.) : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 333 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 29 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Basse-Terre, sur baril de bois exotique pourrissant, Duss 302] s.n. Lenzites quercina [!] .
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est très improbable.
Entoloma bloxamii (Berk. & Br.) Saccardo, 1887 Syll. Fung. 5, p. 684 [!]
Basionyme : Agaricus bloxamii Berk. & Br., 1854, Ann. Mag. Nat. Hist. II, 13, p. 399.
Cité dans Pegler, (1983a) Kew Bull. Add. Ser., 9, p. 331 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Saint-Claude, Matouba, 08.1975], [Martinique ; sans localité, 06.1976] s.n. E. madidum [!].
Note : la présence de cette espèce, dont l'écologie en Europe est si restreinte et particulière, semble très improbable et demande confirmation . En tous cas, les photographies disponibles des récoltes antillaises attribuées à ce taxon montrent assez clairement qu'il s'agit d'autre chose.
Geastrum umbilicatum Fr., 1829, Syst. Mycol. 3, p. 14 [ basionyme].
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 62 [Martinique ; Fontaine-Absalon, sur le sol, Duss 1875] [!].
Note : la présence de cette espèce est douteuse aux Antilles, où elle n'est pas citée par Minter et coll. (2001).
Gloeophyllum abietinum (Bull. : Fr.) P. Karsten, 1879, Finl. Hattsv. 2, p. 79.
Basionyme : Agaricus abietinus Bull., 1789, Herb. Fr., pl. 442 = Daedalea abietina (Bull.) : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 334 [!] = Lenzites abietinus (Bull. : Fr.) Fr., 1838, Epicrisis, p. 407 (abietina') (synonymie incomplète)
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 29 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Camp Jacob, sur une poutre de bois du Nord pourrissante, Duss 573, 1887] s.n. Lenzites abietinus [!] .
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est hautement improbable.
Gymnopilus sapineus (: Fr.) Murrill, 1912, Mycologia 4, p. 254 [on trouve souvent la citation (: Fr.) R. Maire, 1933, Treb. Mus. Ciènc. Nat. Barcelona,15 (2), p. 96, qui semble donc préoccupée]
Basionyme : Agaricus sapineus : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 239 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 54 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Pointe-Noire, Camp Jacob, Trois Rivières, sur bois pourrissants, Duss 298, 382, 542, 635, 701] [!].
Note : la présence de cette espèce acicole d'Europe est très douteuse aux Antilles, comme le souligne déjà Murrill [1913, Mycologia, 5 (1), p. 26]
Hymenoscyphus epiphyllus (Pers. : Fr.) Rehm in Kauffmann, 1929, Pap. Michigan Acad. Sc., Art. & Lett. 9, p. 77.
Basionyme : Peziza epiphylla Pers., 1794, Ann. Bot. 11, p. 30 : Fr. , 1823, Syst. Mycol. 2, p. 137.
Cité dansPatouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 65 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gommier, sur feuilles pourrissantes, Duss 1785] s.n. Helotium [!]. Dennis (1954), Kew Bull., 1954 (2), p. 321 [Guadeloupe] cité d'après Duss, avec quelques doutes, s. n. Helotium [!].
Note : je partage les doutes de Dennis, quant à la présence de cette espèce aux Antilles
Dumont (1981, Mycotaxon 12(2), p. 337) n'a pas vu les spécimens de Duss mais d'autres récoltes étiquetées Helotium epiphyllum par Patouillard (Patouillard & de Lagerheim, 1895, Bull. Herb. Boissier 3) ; ces dernières correspondent probablement à Moellerodiscus lentus, bien que leur mauvais état interdise une affirmation formelle (voir ce nom).
Hyphodontia alutacea (: Fr.) J. Eriksson, 1958, Symb. Bot. Uppsala 16(1), p. 104.
Basionyme : Hydnum alutaceum : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 417 [!] = Acia alutacea (: Fr.) Patouillard in Duss, 1903, Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 19 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 19 [xxxx ; Plateau des Rivières, sur bois pourri, Duss 474] s.n. Acia alutacea [!] .
Note : espèce tempérée, dont la présence est douteuse aux Antilles.
Hypoxylon multiforme (Fr. : Fr.) Fr., 1849, Summ. Veg. Scand. 2, p. 384.
Basionyme : Sphaeria multiformis Fr., 1815, Obs. Mycol. 1, p. 169, p. Fr. , 1823, Syst. Mycol. 2, p. 334
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 74 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre (morne Hirondelle), sur tronc d' Inga laurifolia blessé, Duss 390] [!].
Note : voir la remarque sous Hypoxylon fragiforme et H. fuscum mais pas de citation dans le domaine Caraïbe pour ce taxon.
Lasiosphaeria ovina (Pers. : Fr.) Cesati & de Notaris, 1863, Comm. Soc. Critt. Ital. 1, p. 229.
Basionyme : Sphaeria ovina Pers., 1801, Syn. Meth. Fung. , p. 71 : Fr. , 1822, Syst. Mycol. 2, p. 446.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 72 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur petits éclats de bois pourrissants, Duss 173] [!].
Note : la présence de cette espèce semble très douteuse aux Antilles.
Lentinus tigrinus (Bull. : Fr.) Fr., 1825, Syst. Orb. Veget. 1, p. 78.
Basionyme : Agaricus tigrinus Bull. : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 176 [!] = ? Lentinus nigripes ss. Duss 1903 (selon Pilát, 1936, Ann. Mycol. 34, p. 123)
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 39 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Lamentin (Ravine Chaude), sur Tecoma pentaphylla , Duss 406] s.n. Lentinus nigripes [!] ; Pegler, (1983a) Kew Bull. Add. Ser. 9, p. 25 [Martinique ; Bois Duhautmont, 09.1977] [!] ; Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean, p. 340, 757 [Martinique] [!].
Note : la présence de cette espèce, essentiellement des régions d'Europe tempérée et salicicole, peut surprendre sous les Tropiques et demanderait probablement confirmation par des études complémentaires. D'ailleurs, Pegler, (1983b) ne la cite plus des Petites Antilles et tranfère le Lentinus nigripes ss. Duss parmi les synonymes de L. crinitus.
Lycoperdon perlatum Pers. : Pers., 1801, Syn. Meth. Fung. , p. 145 [Basionyme].
= Lycoperdon gemmatum Batsch, 1783, Enum. Pl. , p. 190.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 60 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Pointe-Noire, à terre dans une plantation de cocotiers, Duss 1086, 1691] s.n. Lycoperdon gemmatum [!].
Note : dans ce cas également, on ne peut qu'émettre de sérieux doutes sur la présence de cette espèce aux Antilles
d'où l'absence de synonymie représentative.
Macrotyphula juncea (Alb. & Schw. : Fr.) Berthier, 1974, Bull. Soc. linn. Lyon 43(6), p. 186.
Basionyme : Clavaria trivialis var. juncea Alb. & Schw., 1805, Consp. Syst. Fung. , p. 289 = Clavaria juncea (Alb. & Schw.) : Fr., 1821, Syst. Mycol. 1, p. 479 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 13 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre, Morne Hirondelle, sur toutes sortes de feuilles pourrissantes, Duss 1731] s.n. Clavaria [!] .
Note : cette « traduction » du nom employé par Patouillard est à prendre avec la plus grande prudence, aucun membre du genre Macrotyphula n'étant actuellement connu aux Antilles.
Marasmiellus languidus (Lasch) Singer, 1951 (1949'), Lilloa 22, p. 300.
Basionyme : Agaricus languidus Lasch, 1828, Linnaea 3, p. 385 = Marasmius languidus (Lasch) Fr., 1838, Epicrisis , p. 379
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 46 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre (morne Hirondelle), sur feuilles pourrissantes, Duss 1765 p.p. ] [!].
Note : ce nom est d'interprétation difficile et il vaut mieux le considérer comme nomen ambiguum. Les interprétations européennes de ce nom correspondent à des taxons qui n'ont pratiquement aucune chance de se trouver aux Antilles.
Marasmius bulliardii Quélet, 1878, Bull. Soc. bot. Fr. 24, p. 323 [Basionyme] = Androsaceus bulliardii (Quélet) Patouillard, 1887, Hym. Europe, p. 105.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 43 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur branches pourrissantes de Sloanea caribaea, Duss 1727] s.n. Androsaceus [!].
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est très improbable. Elle n'est citée nulle part ailleurs dans la région.
Microstelium hyalinum Patouillard, 1899, Bull. Soc. mycol. Fr., 15, p. 208 [Basionyme ].
Cité dans Patouillard (1899) Bull. Soc. mycol. Fr., 15, p. 208 [Guadeloupe ; sur les écorces, incrustant les algues et les mousses] [!] ; Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 82 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Camp Jacob, Bains Jaunes, sur tiges de mousses et sur pétiole pourrissant de Calliandra petiolaris, Duss 1070] [!] ; Walker (1980) Mycotaxon, 11(1), p. 50 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, Holotype Duss 1070] [!] ; Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean, p. 396, 751 [Guadeloupe] s.n. Microstelium sp. [!].
Note : Walker (1980) suggère que le type a pu être décrit à partir de rhizoïdes de mousses, noircis à leur extrémité. Il ne s'agirait donc pas d'un champignon
Mycena meliigena (Berk. & Cooke) Saccardo, 1887, Syll. Fung. 5, p. 302 [!].
Basionyme : Agaricus meliigenus Berk. & Cooke, in Cooke, 1878, Grevillea 6(40), p. 129 [!] = Mycena corticola (Pers. : Fr.) Quélet, 1886 ss. auct. europ.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 50 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Capesterre (bord du Grand étang), sur écorce pourrie de Moronobea coccinea , Duss 1088] s.n. Mycena corticola [!].
Note : la présence de cette espèce est très peu vraisemblable pour les Antilles et on ne connaît pas l'interprétation que faisait Patouillard de Mycena corticola.
Panaeolus campanulatus (L.) Quélet, 1872, Mém. Soc. émaul. Montbéliard, II, 5, p. 151.
Basionyme : Agaricus campanulatus L., 1755, Fl. Suec. éd. 2, n° 1213.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 58 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Basse-Terre, fumier de cheval, Duss 41] [!] ; Minter et al. (2001) Fungi of the Caribbean : 106, 750 [Guadeloupe] s.n. Campanularius campanulatus Earle [!].
Note : la taxinomie du groupe de P. campanulatus est déjà embrouillée en Europe
Il est prudent de donner cette espèce sous réserve pour les Petites Antilles, jusqu'à plus ample imformé, d'autant plus que l'interprétation de Berkeley de cette épithète semble correspondre à l'espèce suivante (C. cyanescens), erreur d'interprétation qui a pu influencer Patouillard.
[Peniophora tamaricicola Boidin & Malençon in Boidin, 1961, Rev. Mycol. [Paris] 26, p. 153].
Cité par erreur par Minter et al. (2001) Fungi of the Caribbean : 456, 751 de Guadeloupe, d'après un travail de Gilbertson, Bursall & Canfield (1976, Mycotaxon 3, p. 518) qui indique Peniophora tamaricicola sur Prosopis juliflora (Sw.)DC, de Guadalupe Canyon', cette localité étant située en Arizona (USA),... ! Notons par ailleurs que Boidin (1994, Bull. Soc. linn. Lyon 63(9), p. 324) a indiqué que les Peniophora tamaricicola du Nouveau-Monde devaient désormais s'appeler P. gilbertsonii Boidin, 1994, l .c.
[Phanerochaete arizonica Burdsall & Gilbertson, 1974, Mycologia 66, p. 785].
Cité par erreur par Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean : 456, 751 de Guadeloupe, comme pour Peniophora tamaricicola, qui ont mal lu Gilbertson, Bursall & Canfield (1976, Mycotaxon 3, p. 518) qui indique cette espèce de Guadalupe Canyon', en Arizona (USA), sur Prosopis juliflora (Sw.)DC... !
Phanerochaete tuberculata (P. Karsten) Parmasto, 1968, Conspectus Systematis Corticiacearum, p. 83.
Basionyme : Corticium tuberculatum P. Karsten, 1896, Hedwigia 35, p. 45 = Corticium lacteum ss. auct.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 18 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Ravine Chaude, Duss 1476] s.n. Corticium lacteum [!] .
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est peu vraisemblable. Il n'est pas possible de connaître l'identité exacte de la récolte de Duss sans examiner l'échantillon en question. Le genre Phanerochaete est donc incertain pour la région étudiée, pour le moment.
Phellinus conchatus (Pers.) Quélet, 1886, Enchir. Fung. , p. 173.
Basionyme : Boletus conchatus Pers., 1796, Obs. Mycol. 1, p. 24 = Polyporus conchatus (Pers.) : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 376 = Xanthochrous conchatus (Pers. : Fr.) Patouillard, 1897, Catal. raisonné pl. cell. Tunisie , p. 52
Cité dans Patouillard, in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 34 [xxxx ; Pointe-Noire (Morne Pérou), Duss 584] s.n. Xanthochrous conchatus [!] .
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est douteuse et demandera à être confirmée.
Phellinus ferruginosus (Schrad. : Fr.) Patouillard, 1900, Essai Tax. Hyméno., p. 97 [!].
Basionyme : Boletus ferruginosus Schrad., 1794, Spicil. Fl. Germ., p. 172 = Polyporus ferruginosus (Schrad.) Fr., 1821, Syst. Mycol., 1, p. 378 [!] = Poria ferruginosa (Schrad. : Fr.) P. Karsten, 1881, Rev. mycol. [Toulouse] 3 (9), p. 19.
Cité dans Patouillard (1889) J. Bot. [Paris] 3, p. 341 [Martinique ; Duss 50, 62] s.n. Poria [!] ; Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 32 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Matouba, sur écorce de Calyptranthes dussii, Duss 15] ; [Martinique ; Calebasse, Duss 50, 62] [!] .
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est douteuse, malgré une citation de Cuba par Minter et coll. (2001, p. 476), sur la foi de données anciennes (Berkeley & Curtis).
Pluteus leoninus (J. C. Sch. : Fr.) Kummer.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 54 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre (étang de Walkanaers), sur branches pourries de Moronobea coccinea , Duss 1133] [!].
Note : il est clair que cette interprétation de l'espèce européenne (à la taxonomie déjà embrouillée sur le vienx continent !) par Patouillard correspond à l'un des plutées jaunes présents aux Antilles. Ce nom doit être considéré comme ambigu, jusqu'à ce que la révision des spécimens de Duss soit entreprise.
Polyporus leptocephalus (Jacquin) : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 349 [Basionyme] = Boletus leptocephalus Jacquin, 1778, Misc. Austr. 1, p. 142 = Polyporus varius Pers. : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 352 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 25 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Camp Jacob, Matouba, sur Calophyllum calba pourrissant, Duss 1254] ; [Martinique ; Saint-Pierre, sur Calophyllum calba , Duss 1693] s.n. Melanopus varius [!] .
Note : cette espèce n'est sans doute pas présente aux Antilles et la citation de Patouillard est probablement due à une mauvaise identification. Elle est pourtant citée de Cuba par Minter et coll. (2001, p. 526 s.n. P. varius ), d'après Berk. & Curt. 1868, ce qui n'est guère plus fiable.
Psathyrella candolleana (Fr. : Fr.) R. Maire 1937 Mém. Soc. Sc. Nat. Afrique Nord 45, p. 113.
Basionyme : Agaricus candolleanus Fr., 1818, Obs. Mycol. 2, p. 182 : Fr. , 1821 Syst. Mycol. 1 : 296 ( candollianus ')
Cité dans Pegler, (1983a) Kew Bull. Add. Ser. 9, p. 487 [Guadeloupe ; Duss] [!].
Note : voir remarque sous Coprinus disseminatus . De plus, Pegler, indique que Duss a noté Hypholoma appendiculatum pour les récoltes de Guadeloupe, binôme qu'il synonymise à P. candolleana. Or, il s'agirait plutôt de P. piluliformis (voir ci-dessous). Tout ceci est à confirmer par de nouvelles études et l'espèce doit être considérée comme très douteuse pour le territoire étudié.
Psathyrella piluliformis (Bull. : Fr.) P.D. Orton, 1969, Not. Roy. Bot. Gard. Edinburgh, 29, p. 116.
Basionyme : Agaricus piluliformis Bull., 1783, Herb. Fr. , pl. 112 : Fr., 1832, Syst. Mycol. 3, index p. 35 = Hypholoma appendiculatum (Bull.) Quélet, 1872, Mém. Soc. Émul. Montbéliard, II, 5, p. 146
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 57 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre (bord de l'étant de Walkanaers), Matouba, sur souche de Hernandia sonora et d' Anacardium occidentale , Duss 220, 425, 428, 989, 1072] s.n. Hypholoma appendiculatum [!] ; Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean : 217, 751 [Guadeloupe] s.n. Drosophila appendiculata [!].
Note : la présence de cette espèce aux Antilles françaises est extrêmement improbable.
Psathyrella spadicea (J.C. Sch.) Singer, 1951 (1949'), Lilloa 22, p. 468.
Basionyme : Agaricus spadiceus J.C. Sch. 1774, Fung. Bavar. 1, pl. 60 [illeg. , non Scop. 1772]
Cité dans Pegler, (1983a) Kew Bull. Add. Ser. 9, p. 484 [Martinique ; sans localité, 02.1975] [!].
Note : voir remarque sous Coprinus disseminatus et sous l'espèce précédente, dont le cas est comparable. De plus, J.-P. Fiard dit clairement que l'apparence macroscopique des collections martiniquaises ne correspond absolument pas aux collections européennes.
Resupinatus applicatus (Batsch) S. F. Gray, 1821, Nat. Arr. Brit., pl. 1, p. 617.
Basionyme : Agaricus applicatus Batsch, 1783, Elench. Fung. , p. 171 : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 192 [!] = Calathinus applicatus (Batsch : Fr.) Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 51 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 51 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur bois pourris, Duss 205 p.p. , 1243, 1892] s.n. Calathinus [!].
Note : voir ci-dessous.
Resupinatus striatulus (Pers. : Fr.) Murrill in Murrill, Burlingham & Pennington, 1915, N. Am. Fl. 9(4), p. 242.
Basionyme : Agaricus striatulus Pers., 1801, Syn. Meth. Fung. , p. 485 : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 193 [!] = Calathinus striatulus (Pers. : Fr.) Quélet, 1886, Enchir. Fung. , p. 48.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 50 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Baillif, sur bois pourri, Duss 1533] s.n. Calathinus [!].
Note : ces deux espèces habituellement tempérées n'ont pas été récoltées aux Antilles depuis Duss, ni même d'autres représentants de ce genre. Il est prudent de le considérer avec réserve pour le domaine considéré, jusqu'à ce que d'autres récoltes ne viennent clarifier sa situation.
Rickenella fibula (Bull. : Fr.) Raithelhuber, 1973, Metrodiana 4(4), p. 67.
Basionyme : Agaricus fibula Bull. : Fr. , 1821, Syst. Mycol. 1, p. 163 [!] = Omphalia fibula (Bull. : Fr.) Kummer, 1871, Führ. Pilzk. , p. 106 = Gerronema fibula (Bull. : Fr.) Singer 1961, Publ. Inst. Micol. Univ. Recife 304, p. 13
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 53 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur bois en décomposition de Nectandra membranacea , Duss 564] s.n. Omphalia [!] ; Pegler, (1983a) Kew Bull. Add. Ser. 9, p. 103 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Forêt des Bains-Jaunes, 05.1903, Duss 564 (FH)] s.n. Gerronema fibula [!] ; Minter et coll. (2001) Fungi of the Caribbean : 574, 750 [Guadeloupe, Basse-Terre] [!].
Note : la présence aux Antilles de cette espèce inféodée aux Bryophytes des régions d'Europe tempérée devra être confirmée.
Scutellinia hirta (Schum. : Fr.) Cooke, 1861, Mycographia, p. 71.
Basionyme : Peziza hirta Schum. : Fr. , 1823, Syst. Mycol. 2, p. 84 = Ciliaria hirta (Schum. : Fr.) Arnauld, 1893, Bull. Soc. mycol. Fr. 9, p. 112
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 65 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur bois brûlé, Duss 650] s.n. Ciliaria [!].
Note : il s'agit d'un nomen ambiguum selon T. Schumacher (1988, Mycotaxon 33, p. 165).
Stereum hirsutum Fr., 1838, Epicrisis , p. 459 [basionyme].
Cité dans Patouillard, in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique, p. 22 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Gourbeyre, Morne Boucanier, sur Byrsonima spicata ; Duss 1777] [!] .
Note : il est clair qu'il s'agit d'une erreur de détermination. Cette espèce ne saurait être prise en compte parmi la fonge des Antilles françaises.
Xylaria filiformis (Alb. & Schw.) Fr., 1849, Summ. Veg. Scand. 2, p. 382.
Basionyme : Sphaeria filiformis Alb. & Schw., 1805, Consp. Fung., p. 2.
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 77 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Bains-Jaunes, sur coque du fruit pourrissant de Guarea swartzii , Duss 431] [!].
Note : la présence de cette espèce aux Antilles semble très douteuse.
Xylaria hypoxylon (L. : Fr.) Greville, 1824, Fl. Edin. , p. 355.
Basionyme : Clavaria hypoxylon L., 1753, Pl. Suec. , n° 1267 = Sphaeria hypoxylon (L.) : Fr. , 1823, Syst. Mycol. 2, p. 327 [!]
Cité dans Patouillard in Duss (1903) Énumération méthodique des champignons recueillis à la Guadeloupe et à la Martinique , p. 76 [Guadeloupe, Basse-Terre ; Basse-Terre, sur souche et tige pourrie d' Acalypha musaica , Duss 83] [!].
Note : la présence de cette espèce aux Antilles est peu vraisemblable.